Au revoir, Michel

Michel Bossard, le Logis la Pacifique  à la Tranche/mer et son association, n’avait plus de secret pour toi.  En lien avec toute l’équipe des bénévoles, les membres du Conseil d’administration, présents aujourd’hui à ta sépulture, tu l’avais faite tienne apportant non seulement tes compétences de chef d’entreprise mais aussi ton souci du travail bien fait, ne négligeant aucun détail dans l’œuvre commencée et menée jusqu’au bout. Les réunions n’étaient pas ton fort, et un petit somme n’était pas rare, tu savais d’ailleurs t’éclipser et te retrouver sur le chantier des rénovations et reprendre tes croquis et outils.

Toujours en avance sur les idées d’aménagement tu savais avec l’entreprise Bossard ce qui  convenait le mieux pour le chantier des rénovations étalé sur 6 ans. Et chaque jour décidé entre nous, voitures pleines de matériaux  et d’outils, tu faisais ces allées retours quel que soit le temps. Tous s’étaient habitués à tes horaires – tôt le matin -, et même si la route était longue entre les Clouzeaux et la Tranche, il n’était pas rare de te trouver au travail. Tous reconnaissent tes compétences dans ces chantiers aux exigences strictes, et on sait combien l’électricité doit répondre à des normes précises. Tes compétences ne s’arrêtaient pas là : en carrelage, en plomberie, tu étais ce conseiller, réalisateur, poseur qui feront dire « avec Michel, la Pacifique perd un de ses  piliers ».

Mais ce serait bien immérité de ne voir en toi, Michel, que l’excellence de ton travail, tu savais aussi donner de ta personne aux veillées organisées avec les familles que nous recevons, tu savais reprendre avec tous au son de l’accordéon quelques chants de ta voix sûre, ou bien te prêter aux fantaisies des enfants. Tu savais conseiller les groupes scouts  dans les mini-chantiers d’aménagement comme ce fameux jeux de boules qui tu inaugureras avec eux.

Michel, tu te confiais souvent à l’un ou l’autre d’entre nous sur tes doutes, ta façon de voir les choses, ta vision de l’homme chargé d’embellir la terre avec ses mains et de valoriser ce qui est au plus profond de lui, de ton épouse bénévole au Secours Catholique travaillant à Longeville. Je me souviens de ces derniers temps où nous allions ensemble à la Pacifique et que tu regardais tout ce que tu avais fait mais aussi ce qui restait à faire et dire : « eh dire que c’est nous qui avons fait tout çà ». Tu insistais sur ce « Nous » valeur d‘entreprise s’il en est une, valeur qui est la nôtre aussi. Merci  Michel, à toi et à toute ta famille bien fraternellement repose en paix, nous te garderons dans nos pensées..