HAÏTI - foot à Montaigu

 

Les bleus d'Haïti à l'entrainement 

                                                  Toute une histoire .............à Montaigu.

Connaissant la passion de Jean-Louis pour le foot et son engagement au tournoi mondial des jeunes à Montaigu, il nous parait intéressant de suivre l'équipe des jeunes d'Haïti que Jean-Louis accompagne lors de ce mondial... Pourquoi??  « La Pacifique a reçu des Haïtiens, organisé des expos de peintures avec Marthe Hervouet  (peintre haïtienne) etc.. nous restons encore très sensibles avec Guy et Françoise Leboeuf , au développement de zones où plusieurs Vendéens ont œuvré ( Frère de St Gab, Sr de la Sagesse etc) les Ets Piveteaubois  engagés avec des Frères -Ets qui nous ont donné la « Compacabana »..

 --> Et voici la réponse de Jean Louis :  "S'occuper d'une équipe durant le Mondial de Montaigu, c'est un travail à temps plein.

Plutôt que d'écrire une histoire longue, j'ai imaginé un petit journal de bord que j'espère pouvoir assurer quotidiennement afin de tenir informés des "péripéties" des jeunes footballeurs haïtiens, tous ceux qui font déjà partie des fans......A suivre ... normalement!

Mardi/Mercredi 20/21 Mars 2018

Le mercure affichait 34° quand ils ont quitté Port-au-Prince, mais à leur arrivée à Orly, il fallait pratiquement en compter 30 de moins. C’est emmitouflés dans une lourde parka noire et des gants aux mains que les 20 footballeurs haïtiens âgés de 16 ans et les 8 dirigeants qui les accompagnent sont descendus du car à l’hôtel du Pont de Sénard, à Saint Hilaire de Loulay, fatigués par la durée du vol, celui du trajet en bus depuis Paris et le décalage horaire. Beaucoup de joueurs avaient sur la bouche un masque de la couleur du ciel du pays dont le vent aurait chassé tous les nuages.

Ela, chargée de l’accueil avait mis les petits plats dans les grands : chaque chambre portait en grosses lettres le nom et le prénom de chacun, sur fond de logo de la fédération haïtienne de football. De la belle ouvrage.

Quelques sauces ont eu un peu de mal à passer certains gosiers au dîner, mais le petit déjeuner copieux du lendemain matin a réconcilié tous les estomacs.

 Jeudi 22 Mars 2018

L’entraînement du matin a été annulé par la faute d’un sommeil capricieux en décalage complet avec l’horaire mais aussi en raison du froid. Nos petits bonshommes ont dû écarquiller les yeux et être étonnés du spectacle magnifique qui s’offrait à eux : un soleil jaune d’or embrasant le bocage vendéen recouvert d’une belle gelée blanche.

En fin d’après midi, dans le froid et le vent, les jeunes Grenadiers, chaussures à crampons aux pieds (dans le langage footballistique, on dit « des vissées » par opposition aux « moulées » qui n’ont pas de crampons), ont foulé la pelouse du stade Maxime Bossis à Montaigu. Ils se sont montrés très à l’écoute de leur entraîneur Marc Collat, pratiquant un football technique dont ils auront grand besoin dans leurs confrontations avec des équipes beaucoup plus physiques, l’Argentine, la France notamment, voire le Portugal. Ils vont rencontrer ces 3 équipes dans cet ordre la semaine prochaine.

Au beau milieu de l’entraînement un autre joueur est arrivé, en provenance des Etats-Unis, avec son papa. Il ne parle pas français, seulement anglais. Il ne participera pas au tournoi. Il est là pour s’intégrer à l’équipe.

 Vendredi 23 Mars 2018 

 Les 20 joueurs retenus sont tous issus d’un centre de football, à Port-au-Prince, l’équivalent de l’INF Clairefontaine en France. Des détections ont lieu à l’âge de 14 ans (13 ans l’année prochaine) dans tout le pays. Ce centre regroupe actuellement une quarantaine de garçons et une centaine de filles de 14 à 17 ans qui évoluent dans leurs clubs respectifs le week-end. C’est le vivier des futurs Grenadiers et Grenadières dont l’équipe participera à la coupe du monde féminine des U20 (moins de 20 ans) en août prochain en Bretagne : Concarneau, Vannes, Dinan et Saint Malo.

 

Vendredi 23 Mars 2018 

Les 20 joueurs retenus sont tous issus d’un centre de football, à Port-au-Prince, l’équivalent de l’INF Clairefontaine en France. Des détections ont lieu à l’âge de 14 ans (13 ans à compter de l’année prochaine) dans tout le pays. Ce centre regroupe actuellement une quarantaine de garçons et une centaine de filles de 14 à 17 ans qui évoluent dans leurs clubs respectifs le week-end. C’est le vivier des futurs Grenadiers et Grenadières dont l’équipe participera à la coupe du monde féminine des U20 (moins de 20 ans) en août prochain en Bretagne : Concarneau, Vannes, Dinan et Saint Malo.

Ils se prénomment Stephner Kerwens, Théro, Ronaldo Dicaprio, Stephner dit « Bijou », Luis Ronaldy ou Daniel et aujourd‘hui, le ciel s’appelle « Clément ». On devine un pâle halo du soleil derrière les nuages. La température est bien plus douce qu’hier. Les joueurs ont échangé leur veste de survêtement bleue contre de seyants maillots jaunes pour les joueurs de champ et rose bonbon pour les gardiens.

Ils multiplient les gammes dans des situations de phases offensives consécutives à un corner. Il est agréable d’observer un entraînement de ce niveau sur la belle pelouse de Boufféré dont nous avons délogé l’employé communal qui commençait à rouler le terrain.

Dans le minibus, les joueurs sont rigolards. Comme ils s’expriment en créole, j’espère qu’ils ne se moquent pas de leur chauffeur qui n’en maîtrise pas du tout la langue. Les mots de Bilbao, Colombie ou Russie laissent à penser que le football ne les quitte pas. Ils font allusion à des matchs d’un passé et d’un futur proches.

Samedi 24 Mars

8h45. Le soleil inonde l’auberge du Pont de Sénard et, au travers d’une large baie vitrée,  réchauffe la salle où joueurs et encadrants terminent leur petit déjeuner dans une ambiance de bonne humeur. Avec Charlera, nous effectuons quelques courses dans divers magasins de Montaigu.

Au retour, si ce n’est la musique qui traversait les murs des chambres, on aurait pu penser que l’hôtel était vide dans ce havre de paix magnifique. « Ce n’est que du bonheur de travailler ici », s’exprime Ela.

16h. Nouvel entraînement à Boufféré. Les joueurs ont échangé leurs maillots jaunes de la veille contre des maillots orange. L’activité est menée en première partie par Sebastian Guia Lopez, le préparateur physique, arrivé la veille au soir et venu étoffer le staff haïtien. Le travail qu’il propose est très varié et très agréable mais par contre, il convient de bien respecter les consignes si l’on ne veut pas se voir gratifié d’une série de 10 pompes.

 Marc Collat prend ensuite le relai avec des activités tout aussi ludiques proches de situations de jeu possibles. Les joueurs sont contrariés par la pelouse : dans leur centre de formation soutenu par des fonds de la FIFA (Fédération Internationale de Football Association) ils évoluent sur des terrains synthétiques. Chausser des vissées est une première pour eux.

 Au beau milieu de l’entraînement un joueur s’est plaint du mal de ventre. On lui a administré un comprimé effervescent. Le fond d’une bouteille d’eau découpée avec une paire de ciseaux sortie de la pharmacie a servi de contenant. La débrouille.

 A l’issue d’un match de volley-ball dans une salle omnisports attenante, Eva, d’origine haïtienne, adoptée à l’âge de 19 mois a posé avec deux copines avec l’ensemble des joueurs. Un court moment de bonheur pour la jeune fille sensiblement du même âge que les joueurs.

 Dimanche 25 Mars

 Eu égard aux services rendus, je bénéficie d’une journée d’ancienneté. Repos.Néanmoins, une ballade digestive en compagnie d’amis s’est orientée vers les terrains de football de La Boissière de Montaigu. L’occasion de saluer les amis caribéens au passage.

 Lundi 26 Mars 2018

 Tout le monde était bien au rassemblement à l’heure dite, un entraînement toujours aussi varié et attractif pour les 3 accompagnateurs que nous sommes. Une fois l’échauffement terminé, Sébastian a vite regagné l’hôtel. Avec Michel Allemand et Jean-Charles Daniel, le chef de la délégation, ils ont présenté le tournoi et le football dans leur pays dans le cadre de l’émission télévisée Chrono 85 qui revisite l’actualité sportive du département.

Bien qu’ils ne soient pas difficiles à table, nos jeunes haïtiens ont un peu délaissé le jambon braisé (pas la faute du cuisinier, mais d’habitudes alimentaires autres) ; a contrario, les yaourts connaissent un franc succès.

Mardi 27 Mars 2018

 La réunion du matin a permis aux responsables des nations de s’accorder sur certains points de règlement puis ensuite de faire connaissance et surtout de s’accorder sur la couleur des tenues des joueurs pendant la rencontre qui les opposera.

 Dans le bus qui emmène l’équipe vers Chantonnay, pas d’éclat de voix, c’est le calme: concentration et peut-être inquiétude obligent.

Des joueurs argentins sont sur la pelouse lorsque les Haïtiens descendent du car. D’autres frappent le ballon devant les vestiaires d’où s’échappe le son d’un accordéon. Chaque équipe s’échauffe sur une moitié de terrain.

 Cheveux ondulés tirés en arrière, jean et sac au dos, Patrick Cauvin, vice-consul d’Haïti en France est venu de Paris saluer ses compatriotes et assister au match. Il promeut la peinture des expatriés haïtiens et organise des expositions par le biais de l’association qu’il a créée : Promart Haïti.

 Les dirigeants du club accueillant le Mondial se montrent étonnés des exigences sud-américaines. S’il n’avait plu dans la matinée, il aurait fallu arroser le terrain qu’un employé communal a dû tondre juste avant le début de la rencontre. Par ailleurs, il a fallu ouvrir les vestiaires à la personne chargée de l’équipement bien avant l’arrivée de son équipe afin qu’elle puisse disposer sur les bancs le matériel et les maillots de ses joueurs.

 

 Haïti – Argentine 0-3

 L’Argentine dans ses maillots traditionnels bleu et blanc, sous la houlette de Diego Placente un ancien professionnel passé par Bordeaux entre 2008 et 2010, a disposé d’Haïti, maillots bleus, shorts rouges et bas bleus.

 Haïti n’a pu s’opposer à la puissance argentine, mais les joueurs n’ont pas démérité. Ils ont bien respecté les schémas tactiques mis en place à l’entraînement et ont tenté de rivaliser jusqu’au bout ; le troisième but a été marqué dans les arrêts de jeu seulement. Le second but argentin est un petit bijou. Sur coup franc, le ballon a ôté la toile qu’une araignée aurait pu tisser dans l’angle du but sur la droite du gardien.

 Les Argentins ont aussi fait parler leur expérience : en recevant le ballon, ils savaient déjà l’utilisation qu’ils allaient en faire, contrairement aux Haïtiens à qui il fallait un laps de temps pour le faire vivre au mieux.

 Au retour, Vachon (Les gens s’appellent par leur nom de famille ou par un surnom), le responsable de l’équipement dormait du sommeil du juste.

 « Normal » a rétorqué Billy qui partage la même chambre à l’hôtel. « A trois heures du matin, il téléphone encore »

Alors « Bonne nuit ! »  -

Guy-Françoise - Christian-Françoise - Henri-Ginette ont pu refaire le match autour d'une bonne soupe chez Christian et Françoise pendant que Jean-Louis rentrait avec son équipe sur Montaigu.. Merci pour cette belle histoire.. qui continue...Haïti on vous soutient.

Mercredi 28 Mars 2018

Il a plu une bonne partie de la nuit et toute la matinée. Le soleil avait donné rendez-vous aux Grenadiers pour l’entraînement de l’après-midi. Les huit joueurs ayant le temps de jeu le plus long hier ont découvert le tennis-ballon. Il s’en est suivi de franches rigolades ou des regards sombres selon que le ballon tombait du bon côté ou non du filet. Le reste du groupe s’est retrouvé pour un entraînement plus conventionnel.Une photo avec les pioupious de Boufféré, quelques étirements et le tour était joué.

 

Jeudi 29 Mars 2018

Les Haïtiens doivent avoir conservés en eux quelques gènes africains, notamment la difficulté à anticiper les évènements.

 Dans la matinée, il a fallu sillonner les rues de Montaigu pour trouver des cadeaux à offrir à la mairie (La réception est demain matin) et au club puis acheter des chaussures convenables pour ces deux moments de convivialité.

 Haïti-France 1-8 : le déluge

 Sous des trombes d’eau, des rafales de vent, par une température plus que fraîche et sur un terrain rendu glissant, les joueurs avaient bien du mal à conserver leur équilibre. Menés 2-0, Haïti a eu le mérite de réduire le score par Dany Jean et s’est mis à espérer. Il ne neigeait pourtant pas, mais le déluge s’est transformé en avalanche … de buts : 5-1 à la mi-temps. Les pompiers sont intervenus auprès du gardien de but, frigorifié et en hypothermie. Son remplaçant n’a pu empêcher 3 nouveaux buts d’entrer dans les filets. Les jeunes joueurs se sont dépensés jusqu’au bout, certes de manière individuelle et désordonnée, mais montrant d’indéniables qualités de battants.

jeudi 29 mars 2018 - 20:53 - Richard Loyant

 La sélection nationale U16 s’est offert un large succès sur Haïti (8-1), le jeudi 29 mars lors de son deuxième match du 46e Mondial de Montaigu.

 Après sa défaite inaugurale face au Portugal (1-3) mardi 27 mars, la sélection nationale U16 s’est rassurée en surclassant Haïti (8-1), jeudi 29 mars au complexe sportif Maxime Bossis, lors de sa deuxième rencontre du 46e Mondial de Montaigu.

 Sous un fort vent et une pluie battante, l’équipe du sélectionneur Jean-Claude Giuntini a mis un quart d’heure avant de déclencher la foudre. Nathanaël Mbuku ouvre le score sur un centre de la droite de Janis Antiste (16e, 1-0), avant que Logan Delaurier Chaubet double la mise sur un centre cette fois adressé de la gauche par son capitaine Lucas Russo (2-0, 18e).

 Une faute de relance de la défense française permet aux Petits Grenadiers d’espérer grâce à Dany Jean (2-1, 26e), mais les Tricolores se mettent à l’abri juste avant la pause sur un doublé d’Amadou Traoré (3-1, 35e et 4-1, 36e) et une reprise de près d’Antiste (5-1, 38e).

 La pluie cesse en seconde période mais pas les velléités des Bleuets, qui inscrivent trois nouveaux buts – tous de la tête – par Mbuku (6-1, 55e) et Georginio Rutter (7-1, 62e et 8-1, 80e + 1).

 la fiche technique

 Le Portugal garde la tête du groupe 1 devant la France après s’être imposé face à l’Argentine (2-0), futur adversaire des Tricolores samedi 31 mars (18h, à Montaigu).

La joie du but marqué...

La joie du but

Vendredi 30 Mars 2018

 Le chef de délégation qui avait déjà tenu des propos fort intéressants devant les caméras de Télé Vendée en a fait de même devant ses collègues lors de la réunion initiée par la mairie à la salle Thalie, selon les dires des invités. Une analyse de l’histoire du pays, de la colonisation et de la situation actuelle

 L’après-midi est consacré au repos pour panser les blessures morales et la fatigue physique générée par les efforts du match d’hier à Montaigu.

 Samedi 31 Mars 2018

 Il a été si compliqué de trouver un terrain en herbe en raison des pluies qu’un rapide briefing et la stratégie mise en place pour le match de l’après-midi se sont déroulés dans la salle « bidon » de Treize-Septiers.

 Haïti – Portugal 0-3

 A Chantonnay, le Portugal, fort de deux victoires et quasiment assuré de jouer la finale a présenté une équipe amoindrie, se contentant de faire circuler le ballon. Menés 1-0 à la mi-temps, les Grenadiers auraient mérité un meilleur sort se créant deux occasions franches applaudies par les 800 spectateurs annoncés par le speaker dont un bon groupe de leurs compatriotes s’exclament au son du tam tam. L’un d’eux, un docteur, venu du Mans pour la circonstance en a profité pour rejoindre sa fille à La Rochelle.

 Au retour, nous écoutons dans le car le déroulement de la finale de la coupe de la Ligue : PSG – Monaco.

Dimanche 1er Avril 2018

 Repos dominical pour les voisins des Dominicains.

 L’occasion était trop belle : nos jeunes joueurs ont découvert le stade de la Beaujoire rempli comme un œuf pour le match de Ligue 1 contre Saint Etienne. Une jolie aventure immortalisée par de nombreux selfies. Le kop tribune Loire n’a cessé d’encourager les siens mais n’a pu éviter une défaite sévère mais justifiée sur le score de 3-O.

Lundi 2 Avril 2018

 Le match du matin, à Treize-Septiers s’est soldé par une nouvelle défaite.

 

Haïti – Cameroun 1-3 

 Les lionceaux ont marqué le premier but. Haïti a égalisé par son numéro 10, Dany Jean, assurément  le meilleur haïtien du tournoi. Mais la puissance physique des Camerounais a fait la différence en fin de rencontre

 Les lionceaux du Cameroun U16 ont battu Haïti 3-1 lors du dernier match de classement à Montaigu. Le Cameroun termine 7ème sur 8 participants.

 Soudi Housseini était suspendu pour cette ultime rencontre. Mukwelle William a hérité du brassard de capitaine puisque le capitaine en 1er, Mvoue Steve, a débuté sur le banc des réservistes.

 Sebastian s’est rapidement envolé de Château-Bougon. Marc a regagné son domicile en voiture. Bijou est reparti avec les joueurs de Strasbourg.

 Si Haïti a fini dernier, il a été en revanche le premier récompensé : une coupe, des lots et un trophée pour Stephner Paul, le plus jeune joueur du tournoi, tout cela sous les applaudissements nourris du public qui avait pris fait et cause pour le petit Poucet de l’épreuve peu gâté par des conditions météorologiques impensables pour eux au moment de quitter le pays natal.

 20h30 : le bus arrive de Paris. 20h45, c’est le départ. Un joueur arbore un chapelet avec des couleurs vives jaunes, vertes, rouges et bleues, autour du cou en guise de collier.

 Sans la vigilance des hôteliers, les passeports et les factures seraient restés en Vendée.

 A l’heure de la clôture de ce journal, l’avion est en route pour Haïti.

 Pour les joueurs et leur encadrement, cela aura été toute une histoire.

 

 

Avec un grand merci à Jean-Louis pour cette transcription fidèle faite au rythme des rencontres